Interview : Rémy Dubern, un passionné d’apnée

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Rémy Dubern, Champion du Monde CNF (Poids Constant sans Palmes) 2015, à 65 mètres à la brasse, enseigne l’apnée. Ce spécialiste de la compensation nous parle de son parcours et des sensations qu’il éprouve lorsqu’il pratique sa discipline préférée. Portrait d’un passionné.

Laurent Marie Remy Dubern - specialistes apnee - Topstar

« J’étais en quête d’une meilleure qualité de vie »

Quel est votre parcours ?

« Après mes études d’économie, j’ai suivi un chemin tout tracé. Une très bonne carrière s’offrait à moi, mais après 10 ans passés dans la finance à Paris, je commençais à tourner en rond, à m’ennuyer.
J’étais en quête d’aventure, d’une meilleure qualité de vie, de choses plus excitantes et j’aimais l’apnée !

Je suis d’abord devenu moniteur de plongée bénévole dans une association et dans le club de plongée de mon entreprise. Je me suis dit : “Pourquoi pas travailler à plein temps dans un domaine qui me passionne ?”. C’est à ce moment-là que j’ai décidé de partir explorer le monde pour chercher où ouvrir ma propre école de plongée.»

Depuis quand pratiquez-vous l’apnée ?

« Je la pratique depuis l’enfance de façon naturelle. Ce n’est qu’en 2009 que j’ai suivi une première formation en Thaïlande qui a été une révélation. Puis tout s’est enchainé rapidement jusqu’à ma formation d’instructeur Apnée en Egypte, en 2011, année où j’ai totalement délaissé l’enseignement de la plongée technique pour celui de l’apnée. »

Dans quel cadre préférez-vous pratiquer l’apnée ?

« Sur un fond de sable, dans une mer tropicale, devant un récif corallien, ou le long d’une épave, mais aussi rarement que possible en piscine ! »

« C’est très reposant d’être dans l’eau »

Qu’est-ce que vous aimez dans cette discipline ?

Laurent Marie et Remy Dubern - specialistes apnee - Topstar« La quiétude, c’est très reposant d’être dans l’eau, de ne rien faire. Cela me procure un état de paix difficilement atteignable à notre époque actuelle, par quelque moyen que ce soit.

Je pense qu’on retrouve des sensations intra-utérines en état d’apesanteur. Dans les premiers mètres, on flotte, puis à partir de 10 mètres de profondeur, on est “neutre”. Et en quelques coups de palme, on coule.
J’entame alors la “chute libre” et je sens le flux de l’eau passer sur tout mon corps.

J’aime aussi le côté exploration facile, minimaliste, sans matériel, juste un binôme pour assurer la sécurité et partager les beaux moments.

En plus, mon activité me permet de pratiquer ma passion à travers le monde, dans les mers chaudes d’Asie, au Mexique, dans les Caraïbes et dans l’océan Indien. Le rêve ! »

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